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Un auteur de hentai prétend avoir une «meilleure vie» que les dessinateurs de manga professionnels

Rafael Shinzo
Shinzo
Je m'appelle Rafael Alves, alias Shinzo. J'ai créé le site web AnimeNew en 2009 pour proposer des actualités sur les animés, les mangas et les jeux vidéo directement du Japon.

L'artiste japonais, « 姉太郎 » ou « @ANETAROU », a lancé un débat sur X (Twitter) affirmant que de doujinshi peuvent gagner de meilleurs profits que les mangakas professionnels qui créent leur œuvre par le biais d'éditeurs et de magazines.

L'auteur affirme avoir une « meilleure vie » que les mangakas professionnels

À travers une série de tweets, l'artiste a partagé son expérience et son point de vue sur l' du manga au Japon. Dans ses déclarations, il a souligné le long chemin qu'il a consacré à l'écriture et à l'illustration, attribuant sa stabilité financière de ces dernières années à son travail dans le domaine du doujinshi hentai. Il explique dans son message :

« J’ai consacré presque toute ma vie à l’écriture et au dessin », a écrit l’artiste. « Si j’ai pu vivre ainsi ces dernières années, c’est tout simplement parce que j’ai continué à dessiner des hentai doujinshi et que je ne suis pas devenu mangaka professionnel. ».

L'essentiel de son argumentation repose sur les différences économiques entre les revenus tirés de la vente de doujinshi et ceux des mangakas professionnels. Selon lui, les auteurs de doujinshi peuvent réaliser des bénéfices allant de 50 % à 80 % du prix de vente, tandis que les auteurs professionnels peinent à percevoir entre 5 et 10 dollars de droits d'auteur.

« Sur le marché du doujinshi, on gagne entre 50 et 80 % de la valeur des ventes, alors qu'en tant qu'auteur professionnel, on ne gagne qu'entre 5 et 10 % », a déclaré l'artiste.

Cette disparité financière soulève des questions quant à la viabilité économique des auteurs professionnels qui dépendent des éditeurs et des magazines pour la publication de leurs œuvres. Elle indique toutefois que de nombreux artistes peuvent trouver une plus grande stabilité financière et une plus grande liberté créative au sein du genre doujinshi.

Par ailleurs, l'artiste a partagé son expérience personnelle, révélant que sa décision de continuer à travailler avec des doujinshi était en partie motivée par les difficultés financières rencontrées par sa famille.

« Mes parents étaient endettés, mais je ne voulais pas renoncer à ma passion », a-t-il révélé.

Par conséquent, malgré les disparités économiques, il espère que le secteur évoluera vers une plus grande accessibilité et davantage d'opportunités pour les artistes. « En tant que créateur, je souhaite voir le marché du manga se développer encore davantage. J'aspire à une ère où chacun pourra exprimer librement ses idées et les mettre directement à la disposition de son public », a-t-il déclaré.

Finalement, ses propos ont suscité un vif débat sur les réseaux sociaux concernant les structures et les pratiques de l'industrie du manga au Japon.

Source : Kudasai

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